mardi 5 décembre 2006
cogito, cogito
oui, oui je sais, j'ai outrageusement zedt fih cette fois.. mais bon, on ne badine pas avec le bac.. Là je vous écris depuis mon cours de traduction (comme quoi ;) une matière qui résume à elle seule les aberrations de l'école marocaine: une bande d'impuissants du cortex qui francise ce que une bande d''eunuques du cortex a arabisé..
En parlant de franciser, figurez vous que le samedi dernier, j'ai passé le Tcf... pour ceux qui le confondraient avec une
variante prticulièrement nocive de moustiques papouasiens, (j'adore les tournures foireuse!!), sachez que le t-c-f c'est le Test de Connaissance du Français, exigé par toutes les université hexagonales. un peu comme le pendant frenchy du toefl. ou la patera des middleclass , si vous préferez.
ainsi me suis-je retrouvée samedi dernier, au lycée descartes de rabat avec toute une armada d'aspirants futurs expatriés. le lycée Descartes... c'était la peine de se déplacer ne serait ce que pour voir à quoi ça ressemble. tout compte fait, je ne crois pas que nos lycées indigènes aient quoi que ce soit à lui envier . A part l'infirmerie, les jolis platanes de la cour, la piscine (chauffée bien sûr) et la salle informatique (avec connection haut débit).
aussitôt entrés, un cerbère visiblement marocain nous somme de "cirkiler, cirkiler" (en euh.. français dans le texte). Il est gros, gras, bouffi et méchant. S'il ya une chose qui me débectera toujours, c'est bien le mépris abyssal dont font immanquabement preuve les employés marocains des institution françaises. Complexe du colonisé quand tu nous tiens.. Ca m'a rappelée la fausse blonde du ccf qui me regardait comme si j'eus été (la claaasse!!) une larve abjecte.. (mehdi si tu me lis...) tout simplement parce que je ne m'appele pas Chantale Leclerc et que je lui lançais un choukran bien racé quand elle me tendait un "anna gavalda" ou un "astérix".
j'ai fini par ravaler ces considérations tiers mondiste pour suivre la foule compacte jusqu'à la salle d'examen où nous attendait l'examinateur. la quarantaine, cheveux plus sel que poivre, très très belles lunettes qui doivent venir de Paris. il parle lentement, en articulant chaque mot et en évitant de faire les liaisons .. un peu comme on parlerait a un dur d'oreille ou à un attardé. il distribue les document à reculons, pour tenir en respect les tricheurs potentiels.. il nous toise de haut (là je deviens parano: c'est sûrement une conséquence directe au fait qu'il soit debout et nous assis..).
il nous demande ensuite si nous n'avons pas de questions.. je lève bravement la main et lui demande avec une moue sceptique s'il était sûr qu'on pouvait entendre d'ici. en effet, la salle était longue et la radiocassete ne payait pas de mine. il me jeta un regard courroucé." non mademoiselleû... vous entendrez très bien.. chez nous à descartes, on a l'habitude"
(...)
1h30 min plus tard, on ramasse la première partie de l'épreuve, celle qui porte sur la compréhension écrite et orale, pour faire place à l'expression ecrite. deux sujet d'actulité: le premier (le droit à la santé) ne m'inspire guère; le deuxième par contre réveille ma flamme de gauchiste-altermondialiste-droit-de-l'hommiste (l'état doit il subvantionner les PME contre les multinationale??)...
bilan:
- je sais maintenant que le verbe recevoir se conjuque "que je reçusse" à l'imparfait du subjonctif, que frelampier veut dire "bon à rien" et que bancal prends un "s" au pluriel;
- j'ai retrouvé un vieux copaindavant, qui date du primaire.. je me souviens d'un petit garçon tout pâle et très studieux, je retrouve un grand gaillard en bac sciences math..;
- j'ai enfin compris ce que tiers monde voulait dire, en dehors des clichés de porto allegre.. c'est tout simplement ne pas pouvoir s'offrir le luxe d'être fière (elle est de moi, celle-là ;) !)
