jeudi 19 octobre 2006
le mur des lamentations
oui, je sais... mon petit bonhomme de blog est à la dérive, abandonné sans vergogne qu'il est par sa tenancière. Le fait est que j'ai été passablement occupée ces dernière semaines, entre mes cours, les exos de maths, le ramadan, mes exo de maths, le lycée, et... mes exos de maths. La vie est dure, et l'enfoiré qui a dit qu'elle était belle (enfoirée toi même!! Benigni est le plus grand des cinéastes!!) est définitivement un enfoiré qui plus est n'avait sûrement pas croisé un de ces théorèmes alambiqués qui font mon quotidien.
mais d'après quelques esprits (sombrement) éclairés, je serais sans nul doute en train de vivre les plus belles années de mon existence. autant se tirer une balle dans le crâne! (dé-)rassurez vous, je suis loin de dévellopper des velléités suicidaires...parce que d'abord je tiens absolument à zyeuter "le terminal" que 2M va diffuser ce samedi et que, réflexion faite, mon bac est largement dans la poche comparativement à mon séjour édenesque dans l'au-delà; ce qui n'est pas peu dire...
voilà.. c'était à quelques grrr grrr près mon humeur, lorsqu'un éminent membre de la blogoma s'invita comme un cheveu dans la soupe (au lait) pour m'inviter à un "blogoftour"...je ravale piteusement ma frustration qui s'ajoute à tant d'autres et je décline l'offre.. mais môssieu ne s'arrête pas là, le v'là qui se fend d'un post détaillé à la balzacienne sur cette soirée dont l'accueil écrit-il "était magnifique.. oui très chaleureux"; tout de suite suivi d'une armada de bloggeur dont les billets sont plus enthousiastes les uns que les autre...
snif snif...
mardi 12 septembre 2006
no logo
Edité en janvier 2000, NO LOGO est devenu un succès de librairie. Richement documenté, le livre est un véritable pamphlet contre la nouvelle société de consommation homogénéisée à l’échelle mondiale. Le village planétaire, l’ado mondial résolu à se couler dans un moule fabriqué par les médias, l’hégémonie visuelle et effective de la marque sont autant d‘éléments contre lesquels Naomi Klein s’insurge.
Dans un monde globalisé, l’importance de la production s’est vue détrôner par le swoosh de Nike ou l’alligator de Lacoste ; désormais, le produit apparent fait seulement office de matériau de remplissage dans la production réelle : la marque.
Le branding a surtout adoubé la marque en tant que mythe de l’imaginaire collectif, concept, expérience ou style de vie. Ainsi, les boutiques Body Shop se réclament-elles du mouvement écologique. Et Nike d’affirmer que sa mission est d'améliorer la vie des gens par le sport et la forme physique et de garder vivante la magie du sport …
il a également dépouillé les mouvements revendicatifs de leurs essences les réduisant à un style vestimentaire, une identité à vendre. C’est ainsi que le multiculturalisme est devenu, tout comme les mouvements hip-hop ou funk un gisement de l’imagerie carnavalesque, une vulgaire affiche Benetton. La nationalité, la langue l’ethnie la religion et la politique sont quant à elles circonscrites dans leurs accessoires les plus exotiques, tel un T-shirt griffé à l’effigie du Che.
Cette tyrannie des marques n’est pas sans creuser la fracture sociale et le clivage nord-sud, compresser les salaires et les syndicats et dégrader les conditions de travail. Naomi Klein termine son essai sur une note d’espoir. En effet, selon l’auteure, un autre monde est possible. Elle prône une réhabilitation du pouvoir politique jusqu’ici amoindri par les exigences du marché ; elle appelle également à la promotion de l’éducation et de la syndicalisation. Que vous soyez acquis à la thèse alter mondialiste ou fervent libéral, ce livre dessille les yeux sur les réalité du nouvel ordre mondial.
jeudi 29 juin 2006
hagar yahguirou fahoua haggar wa mahgour
la hogra.. ça, c'est un concept purement made in morocco, un peu comme l'fcher, l'3ya9a ou ssouab. Les
francophones invétéres se démeneront toujours pour trouver un équivalent moliérien, parler de vantardise, de politesse ou encore de fanfaronnade, mais walou, rien n'y fait. Mais revenons un instant à la hogra.. qui d'entre nous peut se targuer ne serait ce qu'instant de ne l'avoir jamais ressentie??? c'est qq chose d'intrinsèquement lié à notre vécu marocain... la hogra de poirauter devant les ambassades européennes pour avoir un misérable visa, la hogra de voir notre hémicycle tranformé en une espèce de dortoir pour des gâteux atrophiés (et je suis gentille), la hogra de devoir subir les envolées lyriques de l'indéboulonnable m'stafa el3alaoui de la tvm, ou encore la hogra de se délecter du doux minois de 3imad n'tifi et de sa non moins douce prestance et son talent indéniable...
les lecteurs prespicace auront compris que my mood est a little in berne...en attendant de meilleurs prédispositions, mahgourins de tout pays, unissez-vous!
vendredi 23 juin 2006
tolérance, quand tu nous tiens...
Elle
la tolérance ne devrait être qu'un état transitoire. Elle doit mener au repect. Tolérer, c'est offenser. GOETHE
Ce mot est sans nul doute l'un des plus galvaudés de sa génération... du journaliste en mal d'inspiration au politicien langue ( gueule) de bois, personne n'y échappe. Mais si il est vrai que l'intolérance a qq chose de particulièrement répugnant, la tolérance a un "arrière-sens" condescendant et méprisant. On "tolère", on supporte, on conscent du haut de notre "supériorité" implicite à accepter le juif, le "3zi", l'homo, bref l'Autre....je sais pas pour vous mais en ce qui me concerne, je préfère de loin le terme Respect, qui n'implique aucunement un jugement de valeur sur autrui...
mais je m'égare... en fait, je voulais parler de tolérance pour relever un truc particulièrement schizo chez nous, ce qui n'est pas peu dire ;) il s'agit de cette guilde de nos penseurs locaux modernistes-démocrates-progressistes (et bien sûr,tolérants) qui du moment qu'il s'agit d'islamisme, perdent tout discernement et tout jugement critique. Que les choses soient claires, l'extremisme n'est absolument pas l'apanage des groupuscules au regard charbonneux et des femmes-ninjas...non, il peut aussi bien s'exprimer chez une élite bien-pensante et totalement imberbe...Je pense qu'être ouvert, c'est pas seulement d'accepter le juif, le n'ssrani, l'homo ou le gothique, mais accepter tout simplement la différence, aussi islamiste soit-elle....
je sais, c'est un peu gonflé de dire ça après un post particulièrement au vitriol contre nos gentils islamistes (voir "coup de gueule") ... mais s'il est vital de dresser les garde-fous (je crois pas si bien dire...) contre un danger fasciste vert, je pense tout de même que personne ne possède LA Vérité et que chaque personne a SA vérité, qui ne saurait en aucun cas s'ériger en Vérité absolue...
sinon, j'attend toujours les résultats du jihawi ...
La

